Tuesday, February 23, 2010

Corps à cœur

Je traîne cette douleur
Comme un boulet dans mon antre
Et si lourd est son labeur
Que je crains qu’il ne m’éventre

Il est trop tard pour les pleurs
Rentre ma peine, rentre
Pour l’amour, plus de preneurs
L’angoisse fait étau de mon ventre



Les soubresauts de mon cœur
Hurlent et se lamentent
Ô, mon corps, plus de rancœur
Je n’ai qu’un seul espoir : l’attente.


Brigitte Badier

Monday, February 22, 2010

Par un soir d'Octobre

Par un soir d’Octobre
Je tombai dans l’ignoble

Du coma je suis sortie
En Décembre après minuit

Aveuglée par ce réveil
Janvier apparut sans soleil

Puis Février et le dégoût
A cause du froid et de la boue

Qui suintent de ma mémoire
Oh Mars, je veux l’espoir !

De vous revoir en Avril
Mais toute joie est bien fébrile

Car les muguets du mois de Mai
Ne parfument plus le verbe aimer

Alors, Juin et sa chaleur rendront amer
Le souvenir de ce bonheur trop éphémère

De Juillet, ne pourrais parler
Trop de ciels bleus et de secrets

Ce mois de joie, après le deuil
Nous laissera sur le seuil

D’une maison en Aveyron
Pleine de rires et de chansons.




Brigitte Badier

Sunday, February 21, 2010

Comme un miroir

Comme un miroir qui absorberait mes pensées
Je vois dans ton regard les feux de notre passé
Tu es cette flamme qui me glace,
Me crispe, me tort et puis me chasse
Dans les limbes infinis du souvenir.



Gouttes de pleur et flots de rire
S’entrechoquent dans ma tête
Et font en un instant jaillir
Cette douleur que je ne peux guérir

L’éclat de tes yeux me guette
Ce bleu se pavane en moi
Et me défie dans mon émoi
D'oublier les cris de notre enfance
Tous ces accords parfaits, ces connivences
Qu’ensemble nous celions à travers nos confidences.



Brigitte Badier