Sunday, February 22, 2015

Salut, Baudelaire (Il y a des gens…)

Il y a des gens qui racontent des histoires
Qui écœurent et qui dégoûtent 
Il y a des gens qui hurlent dans le noir 
Et qui sombrent dans le doute 
Et puis, il y a ceux qui ne disent rien 
Qui crachent des yeux moqueurs 
Sur les tristes médisances 
Et puis, il y a trop de gens qu’on aime 
Et qui n’ont pas de chance 

Alors on prendra les Fleurs du Mal 
Et on les lancera dans la vitre des souvenirs 
Le verre explosera et lacérera 
De mille éclairs la chair des plus tendres 
Ces pauvres écorchés vifs 
Dont les cicatrices ne feront qu’attendre 
Sans jamais ternir à l’ombre des années 

On n’aura pas le droit de mourir 
On n’aura même pas le droit de crier 
On foncera contre les murs 
Et on s’assommera de leur silence 

Faut plus parler, faut plus gémir 
Arrête, merde ! Faut plus chialer 
On va bien manger, bien boire et bien rire 
Rire en se leurrant du droit d’aimer.



Brigitte Badier

Saturday, March 8, 2014

Sable, Poussière de l'Imaginaire (Tableaux de Sable)

La beauté de l'éphémère réside dans le Sable
Sous une pluie de grains se dévoile un visage
Qui en quelques gestes devient paysage

Sous les doigts de l'artiste
Les contes restent éternels
Ils traversent le temps
Sous cette belle matière
Qu'est le Sable
Poussière de l'Imaginaire

De sublimes Tableaux apparaissent
Sous des voiles ensablés
Il ne reste plus que l'instant à savourer
Pour le spectateur, témoin privilégié
D'une œuvre unique, éphémère
Création d'une Lorène aux doigts de fée

Sous l'inspiration de l'artiste
Notre âme d'enfant se réveille
Quand les Tableaux se révèlent
Sous nos yeux étonnés

Le Sable devient magique
Le Sable devient mystère
Le Sable devient sublime Poussière
Poussière mystère
Poussière du temps et de lumière
Poussière du rêve et de l'Imaginaire.


(Sur les Tableaux de Sable de Lorène Bihorel)
Brigitte Badier
15 juin 2013

Tuesday, February 23, 2010

Corps à cœur

Je traîne cette douleur
Comme un boulet dans mon antre
Et si lourd est son labeur
Que je crains qu’il ne m’éventre

Il est trop tard pour les pleurs
Rentre ma peine, rentre
Pour l’amour, plus de preneurs
L’angoisse fait étau de mon ventre



Les soubresauts de mon cœur
Hurlent et se lamentent
Ô, mon corps, plus de rancœur
Je n’ai qu’un seul espoir : l’attente.


Brigitte Badier

Monday, February 22, 2010

Par un soir d'Octobre

Par un soir d’Octobre
Je tombai dans l’ignoble

Du coma je suis sortie
En Décembre après minuit

Aveuglée par ce réveil
Janvier apparut sans soleil

Puis Février et le dégoût
A cause du froid et de la boue

Qui suintent de ma mémoire
Oh Mars, je veux l’espoir !

De vous revoir en Avril
Mais toute joie est bien fébrile

Car les muguets du mois de Mai
Ne parfument plus le verbe aimer

Alors, Juin et sa chaleur rendront amer
Le souvenir de ce bonheur trop éphémère

De Juillet, ne pourrais parler
Trop de ciels bleus et de secrets

Ce mois de joie, après le deuil
Nous laissera sur le seuil

D’une maison en Aveyron
Pleine de rires et de chansons.




Brigitte Badier

Sunday, February 21, 2010

Comme un miroir

Comme un miroir qui absorberait mes pensées
Je vois dans ton regard les feux de notre passé
Tu es cette flamme qui me glace,
Me crispe, me tort et puis me chasse
Dans les limbes infinis du souvenir.



Gouttes de pleur et flots de rire
S’entrechoquent dans ma tête
Et font en un instant jaillir
Cette douleur que je ne peux guérir

L’éclat de tes yeux me guette
Ce bleu se pavane en moi
Et me défie dans mon émoi
D'oublier les cris de notre enfance
Tous ces accords parfaits, ces connivences
Qu’ensemble nous celions à travers nos confidences.



Brigitte Badier